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Les gagnants et les perdants du rassemblement des Bleus

Après quatre matchs, l'équipe de France version ZZ est enfin lancée. Avec des éléments qui ont davantage réussi à tirer leur épingle du jeu que d'autres. Logique quand on utilise la Ligue des nations comme un laboratoire pour implanter sa patte sur la durée. On fait le point sur les tableaux d'honneur en attendant la prochaine trêve internationale.
On les attend de pied ferme en novembre
Michael Olise
Si la presse internationale est unanime, ça ne peut pas être complètement un hasard. Après s’être chauffé en Amérique du nord, l’ailier du Bayern a prouvé qu’il est la nouvelle pièce maîtresse du puzzle offensif bleu. Passeur en Turquie, buteur lors des trois rencontres suivantes, auteur d’un doublé en guise d’apothéose ce lundi soir après avoir remplacé Ousmane Dembélé, Michael Olise n’a déçu que sur un seul point : ne pas avoir réussi à refaire sa spéciale. Pour le reste, le Ballon d’or lui tend les bras.
Désiré Doué
Il y a encore de la place pour un DD dans cette équipe de France, il en est la preuve.
Kylian Mbappé
Même dans une équipe qui semble se tourner progressivement vers un collectif dans lequel les individualités disparaissent, un joueur qui compte 67 buts à son actif en 107 sélections reste indispensable. Il aura suffi d‘un match piège en Turquie pour s’en rappeler.
Jérémy Jacquet
Assurément LE gagnant parmi les débutants convoqués par le nouveau sélectionneur. Ses prestations de haut vol en Belgique et contre l’Italie n’ont été gâchées que par une douleur à l’ischio-jambier qui l’a contraint à rester sur le banc lors de la game 2 face aux Diables rouges, par pure prévention. Frustrant pour le public, qui s’est consolé avec une performance très honorable de Leny Yoro pour sa première cape en bleu. Avec le retour de Dayot Upamecano au sommet de son art, l’assurance de Maxence Lacroix et les come-backs attendus d’Ibrahima Konaté et William Saliba, Zidane aura l’embarras du choix pour choisir une seule paire de centraux.
Eduardo Camavinga
Rappelé en Bleu après une absence remarquée au Mondial nord-américain et une saison ratée au Real Madrid, l’ancien Rennais a alterné les sorties de banc et les titularisations pour participer à l’intégralité des matchs de cette trêve internationale. Un retour convaincant dans l’entrejeu qui donne envie d’en voir plus.
Zinédine Zidane
L’attente était énorme et l’accueil était à la hauteur. Zizou sélectionneur, certains en parleront comme d’un rêve devenu réalité, d’autres, plus terre-à-terre, attendront sa deuxième fenêtre internationale pour juger plus précisément une première sortie convaincante, mais encore assez brouillonne. Toujours est-il que le champion du monde 1998 provoque un enthousiasme délirant partout où il passe. Rafraîchissant, mais attention à l’overdose.
On les reverra peut-être en mars 2027
Estéban Lepaul
On a été ému par sa déclaration d’amour à la France et son équipe, on a été déçu de ne pas le voir se montrer décisif. Avec la concurrence en attaque, le Rennais a manqué de marquer les points nécessaires pour s’imposer dans le roster. À voir, maintenant, si Zidane et son staff lui offriront une nouvelle chance en novembre, avant que Hugo Ekitiké et Eli Junior Kroupi, deux autres grands prétendants au poste, ne fassent leur retour sur les terrains.
Ousmane Dembélé
Toujours placé, jamais gagnant. Le Ballon d’or en titre n’a pas convaincu, peu importe la position à laquelle Zinédine Zidane l’a fait jouer. Au point qu’on en vient à poser une question qui fâche : faut-il insister avec Dembouz dans le XI tricolore ? Au-delà de l’efficacité en attaque, il y a d’autres biceps capable d’endosser le brassard quand le général Mbappé fait défaut.

Andy Diouf
Le latéral de l’Inter le dit lui-même, il est encore en rodage : « J’essaye d’apprendre et d’être le plus performant pour l’équipe. Je prends du plaisir tant que je suis sur le terrain, que ce soit à gauche, à droite, j’essaye de faire de mon mieux », résumait après la réception de la Belgique, celui qui se sent tout de même mieux « en tant que latéral gauche ». Un poste auquel Adrien Truffert a globalement été nettement plus convaincant et qu’on a davantage envie de revoir rapidement.
Aurélien Tchouaméni
La mise au frigo par Zidane, préférant le voir récupérer tranquillement à Madrid, n’était peut-être pas la meilleure option pour se montrer. Déjà, ce n’est jamais très bon de rater les premiers jours de la rentrée, quand des liens se tissent et que les professeurs peuvent visualiser les élèves. Ensuite, cela permet à d’autres de se montrer et c’est précisément ce qu’ont pu faire des joueurs comme Eduardo Camavinga ou Lucas Da Cunha, quand ZZ a fait comprendre qu’il souhaitait réserver une place à un autre profil plus technique dans son trio de l’entrejeu (un coup Rayan Cherki, un autre Maghnes Akliouche). Avec Warren Zaïre-Emery toujours dans le coin, le Madrliène aura peut-être du temps pour développer The Bridge pour fêter l’arrivée sur Disney.
Guillaume Bigot
Le JRI des Bleus est un personnage à part entière du groupe France : c’est lui, avec l’aide de sa caméra et de ses équipes, qui avait contribué à offrir une popularité internationale à la sélection tricolore au Mondial grâce à ses insides rythmés par des joueurs contents de jouer le jeu. Zidane, lui, préfère sanctuariser Clairefontaine et ne pas trop en montrer, comme il aime ne pas trop en dire. Moins d’éclate pour le « Guigui » des Bleus et plus de secrets à garder. Heureusement, il reste l’aura de Zizou.
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