S’abonner au mag
  • Ligue des nations
  • J4
  • France-Belgique (4-1)

La France fait passer un mauvais quart d’heure à la Belgique

Par Clément Gavard, au Stade de France
4' 4 minutes
210 Réactions
La France fait passer un mauvais quart d’heure à la Belgique

Menée au moment d’entrer dans le dernier quart d’heure, l’équipe de France a tout renversé, la Belgique et le Stade de France, pour finir son rassemblement en beauté (4-1). Elle doit beaucoup aux entrées de Michael Olise et de Désiré Doué, qui ont mis de la magie dans une soirée qui était mal embarquée.

France 4-1 Belgique

Buts : Doué (77e), Cherki (81e) et Olise (88e, 90e+1) pour les Bleus // Lukebakio (35e) pour les Diables rouges

Le bruit d’un stade a ceci de spécial qu’il raconte des histoires et peut vous emporter. Il fallait tendre l’oreille, enfin à peine, à l’heure de jeu d’un match que l’équipe de France était en train de perdre pour comprendre que tout pouvait changer. C’était Michael Olise qui lançait sa soirée, et donc la nôtre que l’on pensait réduite à digérer les éclairs au chocolat et la tarte tatin de l’entracte. Le Bavarois n’a pas dévoré la Belgique à lui tout seul, Rayan Cherki et Désiré Doué, eux aussi sortis du banc, l’ont bien aidé en apportant ce qu’ils ont de magique et de tueur dans les derniers mètres pour éteindre les Diables rouges et faire basculer le public français dans la folie, la joie et tout ce qui peut accompagner des buts et une victoire qui se dessine en un quart d’heure à peine (4-1). On peut l’écrire : ça fait du bien. Autant que de voir Aimé Jacquet, 85 ans le mois prochain, en tribunes pour un match des Bleus.

Des perdants…

Ce qui a fait beaucoup moins de bien à nos yeux et notre plaisir, c’est l’heure de jeu qui aura vu les Bleus tourner en rond et les titulaires perdre quelques points. On avait beau compter les maillots rouges belges sur la terrasse des bars à proximité du Stade de France, le nombre de sélections d’une défense rajeunie (11 sélections à se partager entre Leny Yoro, Maxence Lacroix et Andy Diouf aux côtés du plus expérimenté Jules Koundé) ou encore le nombre d’années pour retrouver un gardien aussi jeune titulaire à ce niveau pour la première de Guillaume Restes (c’était avant 1945), c’est surtout les attaquants qui ont donné des maux de tête et fait souffler à peu près tout le monde dans la marmite de Saint-Denis. Pendant que les supporters voisins enchaînaient les chants pour se gausser (« On est chez nous », « Qui ne saute pas est un Français »), Ousmane Dembélé confirmait ce qu’il est en sélection : un joueur qui n’y arrive pas. Sur le côté droit, toujours avec son brassard, le Ballon d’or a multiplié les crochets pour déstabiliser le bloc belge, les frappes sans danger (1re, 7e, 53e), et son pendant à gauche Bradley Barcola n’a pas vraiment fait mieux, à coups d’accélérations sans fin.

Les Bleus ont cherché, encore et encore, les bonnes positions de frappe, et celles trouvées par Estéban Lepaul, toujours pas assez connecté à ses partenaires et quasiment transparent en seconde période, n’ont pas fait mouche (8e, 33e, 58e). Il y avait si peu à se mettre sous la dent que le public célébrait un contrôle foiré de Zinédine Zidane et que cette Belgique recroquevillée dans son camp se disait qu’il était temps de piquer. À la pause, les hommes de Mark van Bommel avaient touché 6 ballons dans la surface (contre 39 pour les Bleus), mais ils n’ont pas eu besoin de plus pour faire mal sur l’ouverture superbe de Romeo Lavia, qui savait sans doute que Dodi Lukébakio pouvait partir entre Lacroix et Diouf pour finir avec sang-froid devant Restes (0-1, 35e). C’était le coup parfait et il aurait pu l’être un peu plus si Diego Moreira avait mieux géré un contre (55e) ou que Romelu Lukaku, titulaire surprise, ne s’était pas fait tirer la liquette par Lacroix (68e). Puis les rock stars du foot sont arrivées.

… et des gagnants

Cherki et Olise à la 60e minute, Doué à la 72e, et c’est bien assez pour donner le tournis à une équipe qui avait déjà beaucoup défendu depuis le début du match. Ce trio a tout changé, avec aussi un bon Eduardo Camavinga dans l’ombre, après avoir vu Barcola rater une ultime occasion avant de quitter le pré. Quatre buts en 14 minutes, c’est le compte pour la Belgique et le festin proposé à un public français finalement comblé. Doué a fait du Doué, d’une frappe croisée du gauche après un service de Lucas Da Cunha (1-1, 77e) et tout a basculé.

Embed t.co

Michael Olise a déboulé comme il l’avait fait à Bruxelles pour faire encore plus fort : une passe dé et un doublé. L’offrande au bout d’une percussion côté gauche pour Cherki, trop fort pour ce pauvre Vandevoordt pas irréprochable (2-1, 81e) et accablé deux fois en trois minutes par Olise, en osmose avec son copain Doué (le contrôle avant le quatrième pion…) et buteur du droit puis du gauche dans une fin de partie folle (3-1, 88e ; 4-1, 90e+1) donnant envie que le bruit du stade ne s’arrête jamais.


France (4-3-3) : Restes – Koundé, Yoro, Lacroix, Diouf – Koné (Da Cunha, 60e), Camavinga (Rabiot, 88e), Akliouche (Cherki, 60e) – Dembélé (Olise, 60e), Lepaul, Barcola (Doué, 72e). Sélectionneur : Zinédine Zidane.

Belgique (4-3-3) : Vandevoordt- Castagne, Ngoy, Mechele, Seys – Raskin, Lavia (Keita, 87e), Vanaken (Trossard, 87e) – Lukebakio (Godts, 70e), Lukaku (De Ketelaere, 70e), Moreira (Openda, 87e). Sélectionneur : Mark van Bommel.

Les gagnants et les perdants du rassemblement des Bleus

Par Clément Gavard, au Stade de France

Commentaires

Les membres ont posté 210 commentaires sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
41
Revivez France-Belgique (4-1)
  • Ligue des nations
  • J4
  • France-Belgique
Revivez France-Belgique (4-1)

Revivez France-Belgique (4-1)

Revivez France-Belgique (4-1)
Articles en tendances




Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13